LA RELIGIEUSE
Spectacle de Anne Théron
librement adapté de La Religieuse de Diderot
Avec Marie-Laure Crochant
Suzanne Simonin, bâtarde, est envoyée au couvent pour expier le péché de sa mère. Elle est punie d’un état dont elle n’est pas responsable. Elle est non seulement enfermée dans un couvent, mais surtout dans une identité et un destin inexorable. C’est peut-être le pire, être enfermée à l’intérieur d’un autre soi-même…
"Anne Théron retrouve sa formidable Religieuse
Il y a plus de vingt ans, la mise en scène
de « La religieuse » de Diderot par Anne Théron avait fait sensation. Après avoir mis en scène bien des spectacles dont plusieurs pièces contemporaines, de Pauline Peyrade à Frédéric Vossier,
dans une scénographie toujours aussi saisissante de Barbara Kraft, elle retrouve son interprète de « La religieuse », l’exceptionnelle Marie-Laure
Crochant."
Jean-Pierre Thibaudaut, Le Club Médiapart, 6
janvier 2026. Lire la suite.
Production déléguée: Mixt, Terrain d'arts en Loire-Atlantique
Production: Compagnie Les Productions Merlin
Coproductions: Mixt, Terrain d'arts en Loire-Atlantique / Le Théâtre de Saint-Nazaire, Scène nationale / Bonlieu Scène nationale Annecy.
REVUE DE PRESSE
Libération
Une pure folie « religieuse »… Maïa Bouteiller
Le Monde
Il y a, d'abord, dans ce spectacle, une idée scénographique d'une beauté et d'une intelligence à couper le souffle : un grand drapé d'étoffe blanche qui, quand tout commence, tapisse le sol et le mur du fond de la cellule de Suzanne Simonin, cette cellule transparente comme gaze, comme une membrane mentale. Puis l'immense tissu se soulève et vient recouvrir, envelopper, enfermer Suzanne: grand drap blanc qui sera tour à tour camisole de force, robe de mariée et linceul.
Il y a, aussi, comme rarement au théâtre - mais Anne Théron est également cinéaste -, un remarquable travail sur le son, avec ce micro dont le dispositif est encore une manière d'emprisonner le corps de la comédienne mais qui permet, surtout, de donner au texte toute la dimension du récit - et donc de la fiction. Car ce qui compte, ici, n'est pas tant l'histoire de Suzanne que la manière dont elle la raconte - la manière dont sa mémoire s'écrit et s'inscrit dans son corps. Et la tentative d'écrire une libération.
Fabienne Darge
Première_fr
La voix de Suzanne jaillit par l’interprétation éminemment physique de Marie-Laure Crochant qui engage son corps dans une lutte viscérale contre l’immobilisation et la disparition, lutte qui se matérialise dans le combat contre l’engloutissement dans le décor de tissu blanc évoquant la soutane des bonnes-sœurs autant qu’une camisole psychiatrique ou bien encore la page blanche sur laquelle Suzanne s’acharne à écrire ses malheurs. Idée magnifique, conjuguant une double dimension, esthétique et symbolique, d’une puissance immédiate, loin de tout réalisme. Le texte accède ainsi à un niveau de réception qui dépasse l’anecdote contextuelle et résonne aujourd’hui dans son caractère intemporel et universel. C’est choquant, bouleversant et stupéifant.
Marie Plantin
L’Express_fr
Coup de cœur pour La Religieuse de Diderot
En adaptant La Religieuse de Diderot, Anne Théron aborde la question de l’enfermement et du repli sur soi. En danse.
Somptueux.
Laurence Liban
Les Inrocks_fr
Transformant le brûlot anti religieux de Diderot en une ode dédiée au combat des femmes pour leur liberté, Marie-Laure Crochant s’impose en comédienne d’exception.
Patrick Sourd
La Nouvelle République
Dans le public (la salle était pleine) de nombreux lycéens ont été frappés de stupeur et sont restés absolument abasourdis, submergés – comme nous tous – par ce drame, celui de toute éternité, qui nie l'individu, piétine les femmes, écrase l'innocence, réduit en poussière le plus ténu et le plus simple des désirs. Une très grande soirée qui, le rideau tombé, laisse le spectateur troublé. Le théâtre, ce devrait être toujours cela.
Philippe lexcellant
Journal du dimanche
(…) Tout est soigneusement élaboré pour faire de ce spectacle un choc visuel et émotionnel
Annie Chénieux
Revue de théâtre 121, Québec
Parions que l’onde de choc provoquée par cette œuvre saisissante, portée par une mise en scène d’une intelligence remarquable et une interprétation de génie, saura charrier à sa suite quelques remous inspirés
Elisabeth Plourde
Première_fr
La voix de Suzanne jaillit par l’interprétation éminemment physique de Marie-Laure Crochant qui engage son corps dans une lutte viscérale contre l’immobilisation et la disparition, lutte qui se matérialise dans le combat contre l’engloutissement dans le décor de tissu blanc évoquant la soutane des bonnes-sœurs autant qu’une camisole psychiatrique ou bien encore la page blanche sur laquelle Suzanne s’acharne à écrire ses malheurs. Idée magnifique, conjuguant une double dimension, esthétique et symbolique, d’une puissance immédiate, loin de tout réalisme. Le texte accède ainsi à un niveau de réception qui dépasse l’anecdote contextuelle et résonne aujourd’hui dans son caractère intemporel et universel. C’est choquant, bouleversant et stupéifant.
Marie Plantin
